Glossaire de la prospection B2B
Les termes que vous croisez en prospection commerciale, définis en une phrase puis expliqués avec un exemple B2B concret.
Warm Outbound
Le Warm Outbound consiste à créer, détecter et exploiter les moments de chaleur commerciale, pour transformer une prospection froide en conversations commerciales plus chaudes.
Un prospect peut commencer complètement froid, puis lire un contenu, accepter une invitation LinkedIn, visiter votre site ou changer de poste. Chacun de ces événements ajoute du contexte. Le Warm Outbound consiste à repérer ces changements et à adapter la prospection en conséquence, au lieu d'envoyer le même message à toute une liste.
Exemple : une ESN repère qu'un directeur des systèmes d'information vient d'être nommé chez un compte cible et qu'il a réagi à une publication sur la migration cloud. Le premier message cite ce contexte, et l'appel qui suit n'est plus complètement froid. Le commercial intervient quand un niveau d'intérêt suffisant apparaît.
Pour aller plus loin : Lire le manifeste Warm Outbound
Cold Outbound
Le cold outbound désigne la prospection sortante envoyée à des contacts qui ne vous connaissent pas et n'ont montré aucun signe d'intérêt.
Le cold outbound repose sur le volume : une liste construite sur des critères de ciblage, un message générique, des relances programmées. Le prospect reçoit votre message sans raison particulière de le lire maintenant. En pratique, les réponses restent rares et une grande partie du travail sert à trouver les quelques comptes qui avaient déjà un besoin.
Exemple : un éditeur de logiciel RH envoie la même séquence de quatre emails à tous les DRH d'entreprises de 200 à 500 salariés. Aucun message ne fait référence à la situation du destinataire. Le Warm Outbound part de la même cible mais attend, ou crée, un moment de chaleur avant d'insister.
Pour aller plus loin : Du cold outbound au Warm Outbound
Signal d'achat
Un signal d'achat est un événement observable qui indique qu'une entreprise a probablement un besoin, un budget ou un projet lié à votre offre.
Les signaux d'achat se regroupent en quelques familles : signaux de croissance (levée de fonds, ouverture de filiale, lancement de produit), signaux humains (recrutement, nomination, changement de poste) et signaux techniques ou d'intention (technologies installées, contenus consultés). Un signal n'a de valeur qu'au bon moment : il doit être daté et rattaché au bon compte.
Exemple : une PME industrielle publie trois offres d'emploi de commerciaux terrain en une semaine. Pour un éditeur de CRM, c'est le signe qu'une équipe commerciale grandit et qu'elle aura besoin d'outils. Le message peut s'ouvrir sur ce recrutement plutôt que sur une présentation produit.
Pour aller plus loin : Le guide des signaux d'achat
Signaux faibles
Les signaux faibles sont des indices discrets, isolés ou ambigus, qui ne suffisent pas seuls à prouver un besoin mais qui prennent du sens une fois croisés.
Un like sur une publication, une visite de page tarifs, une offre d'emploi au libellé vague : pris un par un, ces indices ne justifient pas un appel. Accumulés sur un même compte en peu de temps, ils dessinent une tendance. Tout l'enjeu est de les croiser et de les dater pour éviter les faux positifs.
Exemple : chez un cabinet de conseil cible, un associé commente un article sur la conformité, puis l'entreprise recrute un juriste, puis un contact visite votre page dédiée à ce sujet. Aucun de ces faits n'est décisif, mais leur enchaînement justifie une prise de contact ciblée sur la conformité.
Pour aller plus loin : Signaux d'achat : le guide complet
Intent data
L'intent data (données d'intention) rassemble les données qui montrent qu'une entreprise se renseigne activement sur un sujet, une catégorie de produit ou un fournisseur.
On distingue souvent l'intention first party, collectée sur vos propres canaux (visites du site, ouvertures d'emails, téléchargements), et l'intention third party, observée ailleurs sur le web (contenus consultés, recherches sur un thème). La première est plus fiable mais ne couvre que les comptes qui vous connaissent déjà. La seconde élargit la vue, au prix d'une précision moindre.
Exemple : plusieurs collaborateurs d'une même société de logistique consultent des comparatifs d'outils de gestion d'entrepôt. Pour un éditeur de ce secteur, ce compte passe en tête de liste, et le commercial sait sur quel thème ouvrir la conversation.
Pour aller plus loin : Intent data B2B : le guide
Lead scoring
Le lead scoring attribue une note à chaque prospect selon son adéquation avec votre cible et son niveau d'intérêt, pour décider qui contacter en priorité.
Un score combine en général deux dimensions : le fit (le compte ressemble-t-il à vos meilleurs clients ?) et l'engagement (a-t-il montré des signes d'intérêt récents ?). Les critères et leur poids se définissent avec les équipes commerciales et marketing, puis se corrigent en comparant les scores aux affaires réellement signées.
Exemple : un prospect dans le bon secteur et la bonne taille gagne des points de fit ; s'il vient d'ouvrir deux emails et de répondre à un message LinkedIn, il gagne des points d'engagement. Le SDR rappelle d'abord les comptes qui cumulent les deux, et laisse les autres en veille.
Pour aller plus loin : Lead scoring : prioriser ses prospects
MQL et SQL
Un MQL (Marketing Qualified Lead) est un contact jugé intéressant par le marketing, et un SQL (Sales Qualified Lead) est un contact que les commerciaux ont validé comme une vraie opportunité.
Le passage de MQL à SQL marque le moment où le lead quitte le marketing pour entrer dans le pipeline commercial. Un MQL a par exemple téléchargé un livre blanc et correspond à la cible ; un SQL a confirmé un besoin, un calendrier ou un budget lors d'un échange. Définir précisément ce seuil évite les tensions entre équipes sur la qualité des leads transmis.
Exemple : le directeur financier d'une PME s'inscrit à un webinar sur la clôture comptable, il devient MQL. Lors de l'appel de qualification, il explique vouloir changer d'outil avant la fin de l'exercice : le commercial le passe en SQL et planifie une démonstration.
Pour aller plus loin : Lead scoring et qualification
Prospection multicanale
La prospection multicanale consiste à contacter un même prospect sur plusieurs canaux, comme l'email, LinkedIn et le téléphone, au sein d'une même démarche.
Chaque canal a ses forces : l'email porte un argumentaire détaillé, LinkedIn crée de la familiarité, le téléphone permet une vraie conversation. Les utiliser ensemble multiplie les occasions d'être vu sans répéter le même message au même endroit. La difficulté tient à la coordination : savoir qui a été contacté, où, et ce qu'il a répondu.
Exemple : un commercial d'une agence marketing envoie un email au directeur marketing d'une marque, visite son profil LinkedIn deux jours plus tard, lui envoie une invitation, puis l'appelle en citant l'email. Le prospect reconnaît le nom à chaque contact.
Pour aller plus loin : Le guide de la prospection multicanale
Prospection omnicanale
La prospection omnicanale va plus loin que le multicanal : les canaux partagent le même historique, et chaque action dépend de ce que le prospect a fait sur les autres.
En multicanal, les canaux peuvent fonctionner en parallèle sans se parler. En omnicanal, une réponse sur LinkedIn suspend les relances email, une visite du site déclenche un appel, un refus arrête toute la séquence. Le prospect vit une seule conversation, quel que soit le canal.
Exemple : une responsable achats répond sur LinkedIn qu'elle sera disponible le mois prochain. L'email de relance prévu le lendemain est annulé, et un rappel est planifié à la date indiquée, avec le contexte de l'échange visible par le commercial.
Pour aller plus loin : Omnicanal, multicanal, cross-canal
Séquence de prospection
Une séquence de prospection est une suite planifiée de points de contact (emails, messages LinkedIn, appels) envoyés à un prospect sur une période donnée.
Une séquence définit l'ordre des étapes, le canal de chacune, le délai entre deux contacts et la condition de sortie (réponse, rendez-vous, refus). Elle évite d'oublier des relances et garantit un rythme régulier. Une bonne séquence s'adapte aux réactions : on ne relance pas de la même façon un prospect qui a ouvert trois emails et un prospect resté silencieux.
Exemple : jour 1, email court qui cite une levée de fonds récente ; jour 3, invitation LinkedIn ; jour 6, appel ; jour 10, email de relance avec un cas d'usage ; jour 15, message de clôture. Toute réponse sort le prospect de la séquence et le transmet au commercial.
Pour aller plus loin : Modèle de séquence multicanale
SSI LinkedIn
Le SSI (Social Selling Index) est un score sur 100 calculé par LinkedIn pour mesurer l'efficacité de votre présence sur la plateforme en matière de social selling.
Le score se décompose en quatre piliers notés chacun sur 25 : établir votre marque professionnelle, trouver les bonnes personnes, échanger des informations pertinentes et développer des relations. Il se consulte gratuitement depuis votre compte LinkedIn et se met à jour régulièrement. Il sert surtout d'indicateur de progression, pas d'objectif en soi.
Exemple : un commercial constate que son pilier « échanger des informations » est faible. Il décide de commenter trois publications de prospects par semaine et de partager un contenu par semaine, puis suit l'évolution de ce pilier sur les mois suivants.
Pour aller plus loin : SSI LinkedIn : comprendre et améliorer son score
Warm calling
Le warm calling est un appel de prospection passé à un contact qui a déjà eu un point de contact avec vous ou qui présente un signal d'achat identifié.
L'appel n'arrive pas de nulle part : le prospect a reçu un email, accepté une invitation LinkedIn, visité votre site ou vit un événement que vous pouvez citer. Le commercial ouvre la conversation sur ce contexte au lieu d'un argumentaire générique. Le téléphone reste le même, c'est la préparation qui change.
Exemple : un commercial appelle la nouvelle directrice commerciale d'un éditeur SaaS, nommée le mois dernier, qui a ouvert son email la veille. Il commence par : « Vous avez pris vos fonctions récemment, je vous ai écrit hier au sujet de l'organisation de votre équipe. » L'échange démarre sur un terrain connu.
Pour aller plus loin : Le guide du warm calling
Cold calling
Le cold calling est un appel de prospection passé à un contact qui ne vous connaît pas, sans échange préalable ni signal d'intérêt identifié.
Le commercial dispose de quelques secondes pour justifier son appel et obtenir le droit de poursuivre. Le cold calling reste utile pour ouvrir des comptes difficiles à joindre autrement, mais il demande du volume et une bonne tolérance au refus. Son efficacité dépend beaucoup de la qualité du fichier et de la pertinence de l'accroche.
Exemple : un SDR appelle une liste de dirigeants de PME du BTP trouvée dans un annuaire, avec le même script pour tous. Le Warm Outbound vise à transformer progressivement ces appels froids en appels préparés, en ajoutant du contexte avant de décrocher.
Pour aller plus loin : Le guide du cold calling
Warm email
Un warm email est un email de prospection envoyé à un contact avec lequel existe déjà un lien, un contexte ou un signal précis qui justifie le message.
Là où un cold email part d'une liste, le warm email part d'une raison : une interaction passée, une recommandation, une actualité du compte, une visite du site. Cette raison apparaît dès la première ligne, et le message reste court. Le destinataire comprend immédiatement pourquoi il le reçoit, maintenant.
Exemple : après avoir vu qu'une société de services financiers ouvre un bureau à Lyon, un prestataire de recrutement écrit à la DRH : « Vous ouvrez Lyon au printemps, je suppose que plusieurs postes sont à pourvoir sur place. » La suite du message propose un échange court, sans pièce jointe.
Pour aller plus loin : Le guide du warm email
Account-Based Marketing (ABM)
L'Account-Based Marketing (ABM) est une approche qui concentre les efforts marketing et commerciaux sur une liste restreinte de comptes cibles, traités chacun comme un marché à part entière.
Au lieu d'attirer un maximum de leads puis de trier, l'ABM part des comptes à gagner et construit des actions sur mesure pour chacun : contenus adaptés, publicité ciblée, prospection coordonnée de plusieurs décideurs. Marketing et ventes partagent la même liste et les mêmes objectifs. L'approche convient surtout aux offres à cycle long et à panier élevé.
Exemple : un éditeur de logiciel industriel sélectionne cinquante groupes manufacturiers. Pour chacun, il identifie le directeur des opérations, le DSI et l'acheteur, diffuse des contenus LinkedIn ciblés auprès d'eux, puis lance une prospection personnalisée qui cite les enjeux propres à chaque site de production.
Pour aller plus loin : Le guide de l'Account-Based Marketing
ICP (profil client idéal)
L'ICP (Ideal Customer Profile) décrit le type d'entreprise qui tire le plus de valeur de votre offre et qui a le plus de chances de devenir un bon client.
L'ICP se définit à partir de vos meilleurs clients actuels : secteur, taille, zone géographique, technologies utilisées, modèle économique, maturité. Il décrit des entreprises, pas des personnes : le profil des interlocuteurs relève de la persona. Un ICP précis permet de construire des listes cohérentes et de refuser les comptes qui consomment du temps sans convertir.
Exemple : une agence de recrutement tech constate que ses meilleurs clients sont des éditeurs SaaS de 50 à 300 salariés, récemment financés, qui recrutent des développeurs. Cet ICP oriente toute sa prospection, et les signaux à surveiller en découlent : levées de fonds et offres d'emploi techniques.
Pour aller plus loin : ICP et Account-Based Marketing
Enrichissement de données
L'enrichissement de données consiste à compléter et vérifier les fiches de vos contacts et entreprises (email, téléphone, poste, taille, secteur) à partir de sources externes.
Une fiche commerciale arrive souvent incomplète : un nom et une entreprise, sans email ni ligne directe. L'enrichissement interroge une ou plusieurs sources pour combler les manques, puis vérifie les données avant usage, notamment la validité des emails. Les données vieillissent vite (changements de poste, départs), d'où l'intérêt de les remettre à jour régulièrement.
Exemple : un commercial importe une liste de participants à un salon professionnel avec seulement les noms et les sociétés. Après enrichissement, chaque fiche comporte un email vérifié, le profil LinkedIn et, quand il est disponible, un numéro direct. Dans Prosperian, l'Enrichment Hub interroge plusieurs fournisseurs en cascade pour obtenir ce résultat.
Pour aller plus loin : Découvrir l'Enrichment Hub
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Social selling
Le social selling consiste à utiliser les réseaux sociaux professionnels, LinkedIn en tête, pour se faire connaître de ses prospects, échanger avec eux et créer la confiance avant de vendre.
Le social selling passe par trois gestes : publier du contenu utile pour votre cible, interagir avec les publications de vos prospects et engager des conversations sans pitch immédiat. Il ne remplace pas la prospection directe, il la réchauffe : un prospect qui a déjà lu vos publications ouvre plus volontiers votre message.
Exemple : un consultant en cybersécurité publie chaque semaine une analyse d'incident et commente les posts de RSSI de sa cible. Quand il contacte l'un d'eux, son nom est déjà familier et la conversation part d'un sujet que le prospect a lui-même abordé.
Pour aller plus loin : Le guide du social selling